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Le piège de la migration : pourquoi le transfert des données de fichiers d’entreprise est devenu le principal obstacle à la modernisation du cloud

Les entreprises investissent massivement dans l'infrastructure cloud, les plateformes d'IA, l'analyse de données et les architectures applicatives modernes. Pourtant, un élément essentiel continue de freiner les initiatives de transformation : les données non structurées.

Alors que la plupart des ressources informatiques migrent vers le cloud, une grande partie des données de fichiers des entreprises mondiales réside encore sur des infrastructures NAS vieillissantes. La migration de ces données ne se résume pas à une simple copie : elle est devenue l'un des plus grands défis techniques et opérationnels auxquels sont confrontées les DSI.

Avec l'augmentation des volumes de données qui atteignent le pétaoctet, la migration est passée d'un projet informatique à un risque commercial.

Pourquoi tant de données restent-elles sur des supports de stockage obsolètes ?

Les organisations n'évitent pas la modernisation par manque de vision. Elles évitent la migration car le processus lui-même peut être perturbateur, coûteux et imprévisible.

La plupart des entreprises ont accumulé des années, voire des décennies, de données non structurées qui sous-tendent des applications critiques, la recherche, l'ingénierie, la production multimédia, l'imagerie médicale, l'analyse de données et la collaboration. Ces environnements servent souvent simultanément des milliers d'utilisateurs et ne peuvent être mis hors ligne pour une simple migration le temps d'un week-end.

Plus l'environnement est vaste, plus le défi est grand.

Les méthodes de migration traditionnelles, efficaces pour des téraoctets, ne permettent pas de gérer efficacement des milliards de fichiers répartis sur des pétaoctets de stockage. Les outils de copie classiques peuvent nécessiter des semaines, voire des mois, pour effectuer des migrations à cette échelle. Au lieu de migrer, certaines organisations se contentent de copier les données de manière récurrente pour utiliser leurs services de calcul cloud, leurs modèles d'IA, etc. Cette pratique engendre des coûts supplémentaires importants, des problèmes de données obsolètes et des conflits de versions potentiels. 

Le coût caché, ce n'est pas le stockage, c'est le temps.

Le matériel de stockage finit par atteindre sa fin de vie.

Les initiatives cloud nécessitent un rapprochement des données avec les plateformes d'analyse.

Les projets d'IA ont besoin d'accéder aux ensembles de données d'entreprise.

Les acquisitions d'entreprises donnent lieu à des projets de consolidation.

Aucune de ces initiatives n'échoue par manque de capacité de stockage. Elles sont bloquées parce que le transfert des données est trop long.

Chaque semaine supplémentaire consacrée à la migration allonge les délais du projet, retarde l'adoption du cloud, repousse la mise hors service du matériel et augmente les coûts opérationnels.

La vitesse de migration est devenue un indicateur stratégique de performance pour les entreprises.

Pourquoi les méthodes traditionnelles de copie de fichiers sont-elles inefficaces ?

De nombreuses organisations utilisent encore des utilitaires à usage général conçus à l'origine pour des environnements beaucoup plus restreints.

Ces outils traitent souvent les fichiers séquentiellement, offrent une automatisation limitée et nécessitent de longues périodes de maintenance. Pire encore, ils peinent fréquemment à préserver tous les éléments nécessaires aux charges de travail de production, notamment :

  • Métadonnées du fichier

  • autorisations de sécurité

  • Listes de contrôle d'accès (ACL)

  • Autorisations POSIX

  • Modifications incrémentales des fichiers pendant la migration

Lorsque les migrations s'étendent sur plusieurs semaines, les systèmes de production continuent d'évoluer. De nouveaux fichiers sont créés, des fichiers existants sont modifiés et les permissions évoluent.

Maintenir la synchronisation entre la source et la destination devient de plus en plus difficile.

Le véritable objectif n'est pas de copier des données.

La réussite d'une migration ne se mesure pas au nombre de téraoctets transférés.

Leur efficacité est mesurée par le peu de bruit que l'entreprise a pu faire.

Les meilleures stratégies de migration sont conçues pour minimiser les interruptions opérationnelles en permettant aux organisations de maintenir leurs charges de travail de production pendant le transfert des données en arrière-plan. La synchronisation par instantanés et les mises à jour incrémentales permettent aux équipes informatiques de capturer les modifications apportées durant le processus de migration, réduisant ainsi le temps d'arrêt lors de la bascule finale. Ces techniques sont présentées dans la fiche de solution comme des approches clés pour garantir la cohérence tout en accélérant la migration.

L'objectif n'est pas simplement la vitesse.

Cela réduit les interruptions d'activité.

Les infrastructures modernes exigent des migrations modernes

Les environnements d'entreprise actuels sont rarement confinés à un seul centre de données.

Les organisations déplacent des charges de travail entre :

  • Centres de données sur site

  • cloud public

  • Architectures de cloud hybride

  • Déploiements multicloud

  • Emplacements périphériques

Les outils de migration doivent être tout aussi flexibles.

Ils doivent prendre en charge les protocoles de fichiers d'entreprise courants tels que SMB et NFS, tout en préservant les modèles de sécurité, en optimisant la bande passante réseau disponible et en s'adaptant aux infrastructures variables sans nécessiter de personnalisation importante. Ces fonctionnalités sont essentielles pour les migrations d'entreprise à grande échelle.

La migration devrait accélérer la modernisation, et non la retarder.

L’adoption du cloud, les initiatives en matière d’IA, les mises à jour des infrastructures et la modernisation du stockage dépendent toutes d’une seule chose :

Acheminer les données là où elles doivent être.

Les organisations qui considèrent la migration comme une simple formalité découvrent souvent qu'elle devient la phase la plus longue de l'ensemble du processus de modernisation.

Ceux qui investissent dans des stratégies de migration évolutives et automatisées peuvent raccourcir les délais des projets, réduire les risques opérationnels et commencer à tirer profit des infrastructures modernes beaucoup plus tôt.

Dans l'entreprise d'aujourd'hui, la capacité à déplacer efficacement les données est devenue tout aussi importante que l'infrastructure qui les reçoit.

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